Actualité

L’heure est à la transition à la tête de Transitions Pro Paca

publié le jeu, 13/08/2020 - 09:36

Le 1er août 2020, Sylvain Viannez devient officiellement directeur général de Transitions Pro Paca. Il succède à Gérard Goron. Rencontres et confidences…

Le 1er août 2020 est synonyme de nouveau départ à plusieurs titres. D’abord parce que Gérard Goron, le directeur général, vient de faire valoir ses droits à la retraite après avoir « beaucoup investi ces 20 dernières années, dans les missions du Fongecif Paca puis lors de sa transformation en Transitions Pro PACA ». Un investissement toujours empreint de cette « conscience d’œuvrer pour quelque chose de plus grand que nous… ». Il faut dire qu’en 20 ans, pour le Fongecif PACA, « ce fut plus d’un milliard d’euros de collecte ou dotations gérées, et près de 60 000 projets de formation financés, pour autant de personnes qui souhaitaient "recréer" leur vie professionnelle. Vingt ans d’un travail d’équipe au Fongecif et sa suite en Transitions Pro, avec des professionnels reconnus pour leur savoir-faire, leur engagement, leur professionnalisme, au service des salariés et des demandeurs d’emploi. Vingt ans avec des paritaires soucieux de défendre le droit à la formation et de promouvoir celui-ci tout au long de la vie. »

Mais même à l’heure du départ, Gérard Goron est toujours animé par « l’envie d’œuvrer pour que la formation soit un vrai levier de changement dont chacun pourrait se saisir afin de transformer sa vie ». Un étendard qu’il transmet désormais à Sylvain Viannez, jusque-là responsable administratif et financier. Et, à l’heure de la passation, les deux hommes sont conscients des « beaux défis » que Transitions Pro Paca doit désormais relever. « A commencer par celui de la remobilisation », insiste déjà le nouveau directeur général.

« L’heure est désormais à la remobilisation des équipes après une période compliquée : il s’agit donc de faire converger les forces vers un objectif d’accompagnement du public dans un paysage encore mouvant. C’est notamment le cas du PTP, le Projet de Transition Professionnelle, qui n’est pas forcément ouvert à tout le monde : nous devons donc cibler le bon public. Il en va de même avec le dispositif « démissionnaires » : le sujet est encore assez mal compris puisque certaines personnes démissionnent avant de venir nous voir… Alors que c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire !

La remobilisation passe donc par l’information et la communication ?

« Après une période de décryptage de la réforme de la formation professionnelle par les techniciens, il faut désormais faire redescendre cela auprès du grand public afin que chacun y trouve, ou retrouve, son compte. Nous sommes conscients que la réforme a eu beaucoup d’impact et qu’il y a eu des déçus. Les sujets de la formation et de la reconversion professionnelles sont en effet vecteurs d’espoir. Nous nous devons donc de fournir une information parfaite afin d’accompagner au mieux chaque personne. Ce serait en effet une erreur de réduire notre rôle à celui de "financeur". L’individu et l’humain doivent toujours rester au cœur des débats. Quant à nous, Transitions Pro Paca, nous sommes et restons une pierre angulaire de la formation professionnelle. »

Une pierre angulaire qui s’appuie désormais fortement sur son réseau…

« Oui et c’est aussi pour cela que la remobilisation, c’est aussi celle de notre réseau et de nos partenaires afin, notamment, de porter des actions de communication qui permettront une parfaite compréhension de nos missions. Notre force viendra en effet de notre capacité à parler d’une seule voix afin d’apporter une information fluide, claire et limpide au grand public. Car, je le répète, cela doit servir au public : à celles et ceux qui, aujourd’hui, n’ont pas encore de solutions complètes pour aboutir sereinement à des changements de parcours. »

La mobilisation, c’est donc aussi une manière de ne pas subir ?

« Parce qu’il faut se mobiliser afin de ne pas subir. Exactement ! Et pour y parvenir, nous devons considérer que tous les éléments extérieurs actuels (réforme de la formation professionnelle, nouvelles structures, nouveaux acteurs, crise sanitaire, dématérialisation…) constituent des chances. Parce que nous avons besoin de dynamiser et de positiver. Et surtout, nous avons besoin de le faire ensemble ! L’adage qui dit que « seul on va plus vite mais qu’ensemble on va plus loin » est parfaitement adapté. L’exemple de la dématérialisation est assez flagrant : Transitons Pro Paca a été moteur en la matière et, seuls, nous avons pu avancer rapidement. Mais grâce au réseau, nous avons pu aller plus loin afin que cela profite au plus grand nombre, notamment pendant le confinement. »

Comment accorder intérêt général et aspirations individuelles ?

Nous savons que nous devons répondre au mieux à la politique générale de formation en France, d’un point de vue macro, tout en ne perdant jamais de vue les parcours individuels et l’humain. Dans cette optique, le réseau des Transitions Pro peuvent constituer des laboratoires d’expérimentation en région. C’est pourquoi nous devons nous saisir de ces sujets afin de les nourrir. Parce que des structures paritaires comme la nôtre sont précisément en capacité de faire remonter les bonnes pratiques et les innovations. C’est à notre niveau que les choses peuvent être menées afin d’inspirer des politiques nationales.

Jeudi 13 août 2020